URGENCE HUMANITAIRE : Travailleuses migrantes malagasy au Liban

Publié le par La Rédac'

L'AMPDHP, par une déclaration parue dans les journaux (La Gazette de la Grande Ile, Ma-Laza) du 1er décembre 2009 et dans son article du 10 décembre 2009, avait exigé à ce que le Gouvernement malagasy prenne toutes les mesures nécessaires pour rapatrier tous les travailleurs migrants malagasy se trouvant dans les territoires libanais et égyptiens, et de faire en sorte que les victimes d'atteinte à l'intégrité physique et morale lors de leur séjour dans lesdits territoires aient une réparation équitable, pour le motif que, ni le Liban ni l'Egypte n'a ratifié la Convention n°97 de l'OIT relative aux travailleurs migrants, laquelle est déjà droit positif à Madagascar.

L'AMPDHP a aussi spécifié que le fait d'encourager et d'agréer des bureaux de recrutement et de placement privés pour envoyer des nationaux malagasy au Liban et en Egypte équivaudrait à une traite des personnes car aucun traité sur les migrations (en particulier pour toute forme d'emploi) ne lie ces Etats avec Madagascar, tandis que Madagascar a d'autres traités auxquels il est Partie notamment la Convention de Palerme sur la Criminalité Transnationale Organisée et ses protocoles comme la Convention qui prévient, interdit et réprime la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.

Par ailleurs, le Code pénal malagasy a déjà inséré en son corps la répression de la traite des personnes et du tourisme sexuel.

L'existence des postes d'emploi ou d'offres de travail à l'étranger ne doit jamais être noté comme création d'emploi, comptabilisée comme effort de l'Etat malagasy. L'étude au cas par cas est une dilatoire pour ne pas donner la valeur et la dignité des ressources humaines nationales, et surtout pour se défiler des obligations conventionnelles liées aux droits de l'homme en général et aux droits fondamentaux des personnes au travail en particulier.

L'AMPDHP loue les initiatives prises par le Ministère de la Population, bien que timide mais à encourager. TOUTEFOIS, nous persistons à affirmer qu'UN CAS CONNU EST UN CAS DE TROP et nous déplorons toute dilatoire, car c'est mettre en péril la vie des citoyens malagasy et la souveraineté de l'Etat.

Aucun contrat privé ne doit être adopté ou en vigueur pour de tel travail SERVILE au Liban et l'Etat malagasy n'a pour mesure que de rapatrier coûte que coûte ces nationaux et mettre en cause d'urgence tout organisme ou particulier ayant favorisé ce trafic.

Il est à noter que le Ministère du Travail et des Lois sociales traite surtout des contrats privés mais en relation avec la Fonction Publique et ledit ministère doit justement veiller à ce que les formes contemporaines d'esclavage n'apparaissent dans tout domaine d'emploi.

L'AMPDHP persiste sur l'urgence des mesures de rapatriement et de mise en cause des auteurs d'émigration.

L'AMPDHP sollicite l'intervention du Groupe de Travail de l'ONU sur les formes contemporaines d'esclavage pour le cas des travailleuses malagasy au Liban et en Egypte. Et que justice soit faite.



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