Sortie d'impasse à Madagascar : La Troisième Voie(x) ?

Publié le par La Rédac'

La situation qui prévaut actuellement dans la Grande Ile interpelle la conscience des citoyens dans la mesure où ils aspirent véritablement à une paix sociale.

En effet, faute d'institutions démocratiquement mises en place, la Justice et la sécurité sont aléatoires voire même inexistantes. Les droits et libertés fondamentaux deviennent un otage permanent des autorités de fait qui instaurent la loi à leur gré.


Faute d'autorité légitimement élue à base de loi fondamentale, le siège est occupé par un simulacre de Défenseur du peuple et des droits de l'homme.


Faute d'administration crédible pour assurer la bonne gouvernance, la population s'octroie des structures disparates et sans règles claires.


Faute de collectivités organisées par des lois et règlements bien établis, les citoyens verraient leurs droits et libertés à la merci des plus forts. L'accès, l'exercice et la jouissance de ces droits dépendraient de la volonté ou non de ceux qui s'arrogent le droit d'autorité et de pouvoir.


Depuis le 16 décembre 2009, l'AMPDHP constate avec désolation que les droits de l'homme et du peuple malagasy sont entre les mains d'un dictateur et qu'une ingérence étrangère est à craindre, étant donné que Madagascar est sorti du giron du concert des Nations, au détriment de toute continuité (de l'Etat, des investissements, des aides étrangères, de coopération, etc.).


La situation politique de Madagascar est en crise très grave. La négociation est bloquée. L'AMPDHP, très préoccupée par la situation et voulant apporter sa part de solution, suggère la voie suivante : la mise en place urgente d'une structure de transition composée partiellement des chefs coutumiers et traditionnels des 22 régions ou des 18 ethnies de Madagascar. La structure serait dénommée : Collectif des Sages Nationaux.
Ledit collectif conduira la Transition pour la mise en place de la IVème république. Il mettra en place un gouvernement et une CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) : le gouvernement pour assurer l'administration et l'assistance de la CENI pour les élections.

Le Collectif des Sages mettrait en place une assemblée constituante, le Conseil National de Réconciliation, le Conseil Economique et Social. Il organiserait une Conférence nationale en vue d'une Constitution et d'une politique nationale de l'économie et du social.

Il est essentiel que ledit collectif ne doit être l'objet d'une quelconque ingérence et de l'inclusion des chefs de file des mouvances. Il restera de ce fait neutre, apolitique et impartial, pour ainsi, assurer véritablement à travers une unité nationale garantie à la mise en place de la IVème république, de façon exclusivement consensuelle. Cela est-il à notre portée ?


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