Qui peut se passer d'un dialogue ? Qui entraîne Madagascar vers sa perte ?

Publié le par La Rédac'

A travers ses articles successifs, l'AMPDHP avait prévenu et/ou confirmé les divers méfaits résultant des effets destructeurs et nuisibles aux droits et libertés fondamentaux de l'homme et ceux du peuple durant la crise à Madagascar.

Cette crise persiste et perdure. L'AMPDHP a toujours insisté à ce que ladite crise soit résolue par le dialogue des parties. Nous avons aussi signalé que la dictature allait bon train et que l'ingérence étrangère y trouve profit. La division du peuple ne fera que fera que favoriser les exportations illégales des ressources et richesses à Madagascar.

Par le présent article, nous tenons à préciser que, par dialogue, tous devraient comprendre que :
1/ Madagascar étant membre des Nations-Unies et partie aux différents traités relatifs aux droits de l'homme, membre de l'Union Africaine et partie à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des peuples, et d'autres textes relatifs.

2/ Madagascar est membre des organisations sous-régionales telles que COMESA, SADC et COI.

3/ Vis-à-vis de l'Union Européenne, Madagascar est partie à l'Accord de Cotonou régissant le partenariat UE-ACP, et que tout dialogue pour résolution de crise implique :
- soit la médiation ;
- soit la présence active ;
- soit l'entérinage des représentants des organisations citées plus haut.

Pour mieux faire comprendre pourquoi leur implication est obligatoire, nous tenons à préciser que la mission principale d'un Gouvernement issu de tout dialogue est d'ASSURER LA CONTINUITE DE L'ETAT. L'assurance pour la Communauté internationale que la continuité se réalisera par le Gouvernement consensuel et inclusif, est :
- Est-ce que les acquis de Maputo et d'Addis-Abeba assurent la Communauté internationale sur la continuité de l'Etat et la réalisation des obligations conventionnelles à Madagascar ? L'acceptation de ces acquis remet-elle Madagascar dans le concert des nations ? Au niveau mondial ? Au niveau régional et sous-régional ?
- Le fait de refuser tout dialogue et rejeter les acquis de Maputo et d'Addis-Abeba met-il Madagascar en situation de membre de bonne foi ?
- Le fait de vouloir se dessolidariser de la communauté internationale met-il vraiment le peuple en souveraineté intègre ? Le fait d'isoler le pays protège-t-il de l'ingérence et de l'évasion étrangère ?

Pour finir, l'AMPDHP se permet de rappeler les deux premiers principes de fondation de l'ONU :
- l'ONU est fondée sur le principe d'égalité souveraine de ses membres ;
- Tous ses membres doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la Charte.

Alors, qui refuse le dialogue ? Qui entraîne Madagascar vers la perte ?

Les politiciens malagasy n'ont-ils pas l'abnégation d'homme d'Etat pour saisir la dernière chance de dialogue offerte au peuple du 18 au 25 février 2010 ?


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