Madagascar : Qui fait quoi ? [Part 2]

Publié le par La Rédac'

Par le biais de cet article, l'AMPDHP veut continuer à mettre au point certaines choses dans le processus de gouvernance à Madagascar. En effet, quelques éléments sont à connaître dans la gouvernance, si gouvernance il y a actuellement.

Malgré tout, nous tenons à accentuer l'adage "chacun pour soi, chaque chose à sa place et les vaches seront bien gardées".

Si nous revenons d'abord sur ce que l'on appelle "Gouvernance", la bonne cette fois, les éléments suivants en sont constitutifs :
- Transparence ;
- PArticipation ;
- Etat de droit ;
- Démocratie ;
- Respect des droits de l'homme.

A la situation dans laquelle se trouve actuellement Madagascar, la participatrion et la démocratie sont comprises de façon abusive dans la mesure où certaines personnalités s'arrogent le droit (ou devoir) de concrétiser ces termes par des actions ou actes pour un but personnel (populisme, intérêt du parti ou personnel, etc.) ; ceci, en profitant du manque d'éducation citoyenne de la population.

L'exemple n'est pas lointain quand on prend le cas du rappel à l'ordre fait à l'endroit des médecins et du personnel de santé de l'hopital de Toamasina par l'épouse d'une autorité politique au sommet d'une Transition  tant contestée au niveau national comme au niveau international. L'évènement s'est produit le vendredi 29 janvier 2010.

En effet, la question se pose : est-ce la personne la mieux placée pour rappeler le code de déontologie des médecins en général et ceux chargés de la santé publique dans les hôpitaux en particulier ?

Est-ce la personne indiquée et efficace pour intervenir à la place du Vice-premier ministre chargé de la santé au moment où les agents de l'Etat dans le domaine sont en pleine grève ?

C'est à se demander qui fait quoi ?

Pour clore ce billet, l'AMPDHP voudrait évaluer le cas des Forces armées  et des Forces de l'ordre. En effet, beaucoup se demandent si ces forces sont à leur place et rôle.

D'abord, leurs statuts sont régis respectivement par les lois 96-026 (Police Nationale) et 96-029 (militaires des Forces Armées). Pour la police nationale, l'article 14 dispose le serment des policiers, cela pour l'application stricte de la loi dans le respect des droits de l'homme. Tandis qu'un Conseil Supérieur de la Fonction Militaire devait être institué pour être gardien de la démocratie militaire. Pourquoi ledit Conseil n'a-t-il jamais été mis en place ?

Vous étonnez-vous si les militaires sont utilisés à des fins politiciennes ? Vous étonnez-vous si on n'a plus de Grande Muette ? Sur ces deux cas, on ne saura sans doute jamais qui fait quoi.

Commenter cet article