Madagascar : Que la paix sociale soit.

Publié le par La Rédac'

La nouvelle année 2010 offre à l'AMPDHP, par son blog, l'occasion d'adresser au peuple malagasy et plus particulièrement aux visiteurs du Bulletin d'Actions et Conseils en Droits Humains ses voeux de bonheur et de prospérité. Que l'année nouvelle nous apporte à tous de la sérénité, la pleine santé et la paix sociale.

C'est aussi l'occasion de présenter à qui de droit (la population et tous ses démembrements) la synthèse des activités de défense des droits de l'homme qu'elle a mené durant l'année 2009. Période durant laquelle Madagascar a vécu une crise sans égal que son peuple ne méritait pas.

En effet, l'AMPDHP, ayant tenu sa véritable position de Défenseur des Droits de l'Homme, a agi de façon neutre quant à la jouissance, l'exercice et l'application des droits de l'homme à Madagascar.

Depuis le 12 décembre 2008, l'AMPDHP a commencé par demander aux chefs d'Institutions législatives d'user de la séparation de pouvoir pour dissuader le pouvoir exécutif de modifier l'Art. 15 de la Constitution, qui n'est autre que la concrétisation législative de l'Art. 25 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques auquel Madagascar est partie.

Le 23 janvier 2009, un appel a été communiqué dans les journaux du 26/01/09 afin de faire respecter les libertés et droits fondamentaux quelles que soient les circonstances, et que toute violence serait condamnée d'où qu'elle provienne.

Le 28 janvier 2009, l'AMPDHP a condamné l'inertie du pouvoir qui a favorisé le débordement du mouvement non contenu des partisans TGV le 26/01/09.

Le 05 février 2009, l'AMPDHP, lors d'une conférence de presse qu'elle a tenue, a exhorté les parties protagonistes à engager un dialogue avant le 7 février 2009.

Le 10 février 2009, elle a condamné énergiquement le massacre du 07/02/09 et a demandé qu'une commission d'établissement des faits soit instituée pour définir les responsables des actes du 26 janvier et du 07 février 2009.

Le 28 mai 2009, lors du journal du soir de la RNM, le SG de l'AMPDHP a prié M. Andry Rajoelina d'approcher les anciens chefs d'Etat afin de concevoir une Transition qui organisera une réconciliation nationale efficace afin d'aboutir à une Constitution bien liée par les Droits de l'Homme et qui éviterait la révolte cyclique du peuple.

Le coup d'Etat déguisé du 17 mars 2009 a contraint l'AMPDHP à garder le silence jusqu'à l'adoption d'une voie alternative de communication pour assurer la continuité de la mission qu'elle s'était assignée d'accomplir : la défense des Droits de l'Homme, d'où la création du Bulletin d'Action et Conseils en Droits Humains le 09 décembre 2009, et partant d'annoncer et dénoncer les faits et actes de la Dictature renaissante à Madagascar.

Par le biais de ce BACDH, l'AMPDHP n'a cessé d'alerter le monde entier, en particulier les visiteurs du blog, des vicissitudes et méfaits du dictateur et de la rupture du dialogue.

L'AMPDHP s'érige contre les calculs vicieux des politiciens et du Pouvoir en place, qui ne défendent que des intérêts nuisibles aux Droits de l'Homme et du peuple malagasy.

L'AMPDHP réitère et persiste à condamner tout ingérence étrangère dans les affaires nationales malagasy. Elle renouvelle avec force son appel au dialogue. Aussi, d'inciter la Communauté Internationale et les Organisations régionales et sous-régionales à condamner la démarche du pouvoir en place d'organiser les élections législatives du 20 mars prochain et toutes actions unilatérales effectuées par ce dernier.

Encore, l'AMPDHP recommande à la communauté internationale et l'Union Africaine d'adopter la structure alternative qu'elle a suggéré : le Collectif des Sages nationaux.

Enfin, l'AMPDHP pose les questions suivantes :

1/ Nos politiciens les plus chevronnés et les plus jeunes n'ont-ils pas la capacité de tirer des leçons de l'histoire de Madagascar durant les 50 dernières années d'indépendance et des années de colonisation ?

2/ Nos politiciens n'ont-ils pas la capacité de retrouver les valeurs de tolérance et du TENIERANA qui sont les nôtres ?

3/ Persister à vouloir coûte que coûte organiser des élections sans fondement constitutionnel et de façon unilatérale, et qui consacrent de fait la dictature est-il réellement la seule voie possible pour faire sortir la Nation de l'impasse ?

4/ Le peuple malagasy mérite-t-il toutes les mesures anti-démocratiques et violant les droits de l'homme :
- liberté de la presse
- pouvoir trop important attribué aux Forces Armées dans la conduite des affaires nationales ?

5/ Pourquoi la Société civile ne se solidarise-t-elle pas pour occuper la place qui doit être la sienne ? c'est-à-dire celle d'être le contre-poids de tout pouvoir ? (Tsindry lentam-pahefana)


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wiseman 05/01/2010 17:25


bonne année à tous et puissent nos compatriotes se poser les mêmes questions que vous posez si justement dans cet article. Les mesures anti-démocratiques se font de plus en plus pesantes et,
concernant la liberté de presse, je m'étonne que les journaux autres que ceux pro-HAT ne condamnent pas la HAT plus que ça...