Madagascar : Proposition de Primature

Publié le par La Rédac'

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Commentaires et discussions sur la proposition

 

La crise politique de 2009 a ainsi entraîné une crise économique qui, elle-même, s’est compliquée de crises sociales avec une déliquescence du système étatique et perte de repères citoyens.

 

Il nous faut remettre la République future sur de nouvelles bases, de nouvelles fondations saines et nous devons, pour ce faire, reconsidérer les principes fondamentaux universels de toute démocratie :

 

- Aucun développement n’est possible sans démocratie et aucune démocratie ne peut se concevoir sans sécurité ;

 

- Quelles que soient les qualités d’un projet économique, le citoyen ne pourra en bénéficier sans une répartition équitable des richesses et des ressources ;

 

- Aucune équité ne peut se concevoir sans une justice égalitaire.

 

- etc.

 

La refondation de la République se fera donc à travers la mise en place d’un Etat de droit au cours de la Transition, Etat de Droit qui garantira les droits et libertés fondamentaux pour chacun, et qui définira les responsabilités de chacun avec ses droits et ses devoirs, qui garantira une équité pour tous, et enfin, qui mettra en pratique la redevabilité sociale.

 

Si une démocratie vraiment participative, qui ne peut naître que d’élections, nécessite un changement de mentalités, chose difficilement réalisable à moyen terme, nous proposons une structure de gouvernance qui puisse induire un changement de comportement.

 

Seul un gouvernement fort, apolitique, neutre pourra prétendre à cet Etat de Droit. Sa tâche essentielle sera de définir un cadre législatif et juridique précis pour chaque département ministériel, permettant par ailleurs une supervision du mécanisme institutionnel.

 

Aucun système parlementaire n’est nécessaire, d’autant plus qu’aucun Parlement digne de ce nom n’est acceptable au cours d’une Transition sans élections.

 

L’AMPDHP a délibérément choisi de garder un nombre important de départements ministériels car cette refondation concerne tous les aspects de la vie politique, économique et sociale de la Nation, et que le cadre législatif à mettre en place concernera donc tous ces aspects.

 

Dans cette proposition de gouvernement apparaît d’emblée la nécessité de trois (3) ministères clé tels que décrits sur le schéma, avec la proposition de création d’un Ministère des Droits humains.

 

Si certaines structures ou certains organismes rattachés aux Ministères existent effectivement à l’heure actuelle, leur fonctionnement nécessite qu’on repense, et leurs responsabilités, et leurs mécanismes.

 

Cette refondation aura pour conséquence que les dirigeants futurs seront élus à partir de programmes de gouvernement issus de choix éclairés de la population et que le contrat-programme qu’ils auront ainsi à réaliser se fera dans ce cadre législatif ou juridique non négociable, quel que soit le type de programme adopté.

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