Madagascar : Pour ne plus disposer de lui-même, le peuple malagasy subit le mercenariat depuis l'année 2002

Publié le par La Rédac'

Par le présent billet, l'AMPDHP essaiera de démontrer que les tenants du pouvoirs successifs de Madagascar s'adonnaient au recrutement et au financement du mercenariat depuis le début de l'année 2002 et ce, jusqu'à ce jour. Cela pour déteriorer à moyen terme le Droit à l'autodétermination du peuple.

Ainsi, il est nécessaire de nous référer à la fiche d'information n°28 sur les Droits de l'Homme du Haut Commissariat des Droits de l'Homme, intitulée
"L'impact du Mercenariat sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (droit à l'autodétermination)". "tous les peuples ont le droit de déterminer leur statut politique, en toute liberté et sans ingérence extérieure, et de poursuivre leur développement économique, social et culturel, et tout Etat a le devoir de respecter ce droit conformément aux dispositions de la Charte" (Résolution 2625 de l'Assemblée Générale des Nations Unies en date du 24 octobre 1970).

Pourquoi l'AMPDHP parle-t-elle de mercenariat pour le cas de Madagascar qui a déjà sa Constitution républicaine depuis son retour à l'indépendance?


En effet, la démonstration semble présenter une certaine impertinence de prime abord, mais essayons de donner quelques éclaircissements.


Pour commencer, ce sujet (mercenariat) touche des questions fondamentales qui accaparent l'attention de la Communauté Internationale depuis l'adoption de la Charte des Nations Unies en 1945, notamment l
'égalité souveraine, l'indépendance politique et l'intégrité territoriale des Etats, le non-recours à la force dans les relations internationales, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le comportement à tenir dans des situations de conflit armé ou de violence organisée, ainsi que les droits de l'homme.


Qu'est-ce qu'un mercenaire ?


Le mercenariat n'est pas propre à telle ou telle région du monde. Les mercenaires viennent d'un grand nombre de pays et opèrent partout où leurs employeurs les envoient. Bien qu'ils aient été principalement associés au continent africain, ils exercent aussis dans d'autres endroits...


Les mercenaires ont une force de combat militaire sans respect des règles du droit international, notamment le respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire.



Qui les utilise et pourquoi ?


Les mercenaires sont prêts à se battre pour quiconque et pour n'importe quelle cause, ils peuvent être recrutés par le gouvernement, des groupes d'opposition, des mouvements nationaux de résistance ou des organisations criminelles. De plus en plus, leurs relations avec des groupes liés aux trafics de drogue, d'armes, de minéraux et d'êtres humains ont été mises à jour.



Quels sont les facteurs qui attirent les mercenaires ?


On peut identifier un certain nombre de facteurs dont principalement l'existence d'un conflit armé, international et interne, mais interviennent aussi l'INSTABILITE POLITIQUE, l'insécurité économique et les INTERETS DES TIERS.


L'instabilité politique à long terme encourage l'apparition de groupes d'opposition armée et incite les partis politiques et les forces armées à recourir à des moyens militaires pour régler leurs différends.


L'instabilité politique incite également les dirigeants qui ne se sentent pas en sécurité à s'entourer de milices personnelles.


Du point de vue économique, la pauvreté et l'insécurité financière, tant dans les pays qui recrutent des mercenaires que dans les pays d'origine de ceux-ci, alimentent la violence sociale, en particulier chez les jeunes, et fait apparaître le mercenariat comme un métier tentant...


Les sociétés transnationales, en particulier celles qui exploitent des ressources naturelles, peuvent aussi contribuer à la présence des mercenaires qu'elles emploient, soit pour protéger leurs installations, soit pour soutenir le groupe armé le plus favorable à leurs intérêts.



Pourquoi à Madagascar depuis 2002 ?


* La mobilisation des réservistes (zanadambo) sans décret de mobilisation générale et régie par décret après pacification.


* Des dizaines de conseillers étrangers durant les 7 années du régime Ravalomanana.


* Présence des étrangers en civil lors du maintien de l'ordre à Analakely (Place du 13 mai) vers la fin février 2009/début mars 2009 ?


* Appel et mobilisation des réservistes par le mouvement du Groupe TGV pour déstabiliser et déraciner le Régime Ravalomanana.


* Mutinerie par le Corps CAPSAT er d'autres pour appuyer le Groupe TGV à prendre le pouvoir.


* Nomination d'un Directeur de société de sécurité privée comme Chef du Gouvernement de la HAT. Efforts du gouvernement et de la HAT pour stigmatiser les différentes Forces Armées et de Police pour bien trier leurs propres mercenaires parmi les militaires.



Par l'éclairage apporté présentement, l'AMPDHP n'a fait qu'un rappel de ce qu'elle a déjà affirmé dans ses précédents articles : le mercenariat, la dictature par la HAT, l'ingérence étrangère, le manque de sincérité des Forces Armées et de Police devant le peuple, l'absence d'une loi fondamentale pour gouverner le pays, etc.


A l'état et à la situation de Madagascar depuis une année durant, crise politique, économique, sociale et surtout
crise militaire, des questionnements s'imposent :

- La persistance et la profondeur de cette CRISE sont-elles adoptées par tout le peuple malagasy ?


- A quel titre (parce que SANS LOI) et par quel droit la HAT s'arroge-t-elle le pouvoir de conduire Madagascar dans la voie qu'elle entend pour résoudre la crise ?


- Le fait d'être appuyé par certaines organisations internationales ou quelques pays étrangers dans la voie que veut mener la HAT sort-il le pays de la dérive où il se trouve actuellement ?


- Le fait de limoger le Ministre des Forces Armées, le Président du Conseil d'Etat, est-il une solution à la crise ?


- Le fait que des groupuscules (groupe du Premier Ministre, groupe du Ministre des Forces Armées, groupe des détenus politiques, groupe des 3 mouvances) s'adonnent, par presses interposées, à la démonstration de force, résout-il les problèmes que subit le peuple ?


- Le fait que les Forces Armées, en ordre dispersé, appuient ou soutiennent des groupements ou individus démontre-t-il que les éléments de celles-ci sont toujours pour la patrie ?


- Le Premier Ministre de la HAT est-il le seul officier retraité victime de l'ancien régime quant à l'avancement en grade ? N'est-ce pas là une forme subtile de recrutement et de financement d'un Chef des mercenaires ? Ledit officier ayant été un ancien directeur de société de sécurité privée.



Pour conclure, les grandes questions :


- Si les parties en présence persistent à ne plus emprunter la voie du dialogue, comment et où veulent-elles continuer à mener le peuple Malagasy ?


- L'ntérêt suprême de la Nation est-il observé dans cette démarche de la HAT, dans les différentes prises de position et démonstration de force des divers groupuscules suscités ?


- Ou n'est-ce qu'une voie menant le Pays vers un schéma à la Somalie ou vers d'autres exemples que l'AMPDHP se refuse à accepter et même à citer ? (Kosovo, Congo, Rwanda, etc...)



POUR LA PATRIE !

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