Madagascar : Négociation pour un résultat consensuel et légitime

Publié le par La Rédac'

L'AMPDHP a toujours encouragé le dialogue afin que le droit du peuple et ceux de la personne humaine soient au centre de "toute négociation" et cela pour que la population malagasy puisse jouir d'une justice et paix sociale.

Vu la crise et la pauvreté qui sévissent tous ceux qui vivent à Madagascar actuellement, nous exigeons que la négociation qui se déroulera en Afrique du Sud (Johannesbourg ou Prétoria, peu importe) à partir du 28 avril 2010 soit "une solution ultime de sortie de crise". Pourquoi ?

L'AMPDHP a déjà démontré à maintes reprises que : la démocratie, l'Etat de droit, le droit du peuple, les droits et libertés fondamentaux de l'homme sont foulés aux pieds dû à la dictature et l'ingérence extérieure.

A partir du 28 avril 2010, le peuple malagasy peut avoir et aura l'occasion de voir ces droits lui revenir à condition que les parties prenantes à cette rencontre pensent "avec abnégation à l'INTERET SUPERIEUR de la NATION".

Ainsi donc, que ces parties prenantes mettent en conscience claire et honnête qu'une majorité silencieuse mais agissante les suit et les contrôle de façon minutieuse et attentive.

Les parties prenantes, cette fois-ci, doivent connaître et observer strictement cette disposition de la Charte Internationale des Droits de l'Homme qui fait partie intégrante du "droit positif" de Madagascar et qui prévoit : "Aucune disposition de la présente déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés" (Article 30 de la DUDH). Cette disposition est confirmée en disposition juridiquement contraignante donc obligatoire dans l'article 5 commun des deux pactes relatifs aux droits de l'homme. D'ailleurs, les trois réunis font la Charte dont nous parlons plus haut.

Pourquoi notons-nous cette observation ?

Parce que nous avons déjà mis en exergue qu'une feuille de route ou solution de sortie de crise proposée par un ou deux pays étrangers SANS AVAL OU DELEGATION EXPRESSE de la Communauté Internationale n'est autre que de l'INGERENCE et "foule aux pieds la SOUVERAINETE NATIONALE".

L'AMPDHP attire l'attention des parties prenantes à la rencontre en Afrique du Sud sur l'existence de telle manipulation. Nous réitérons que la Communauté Internationale, notamment le GIC, ne s'est jamais exprimée de façon visible et transparente sur la démarche proposée par la France et l'Afrique du Sud. Donc, gardez-vous en de prendre acte et surtout d'y prendre part.

Par contre, pour tout dialogue à l'étranger ayant l'aval ou sous l'égide de la Communauté Internationale, à laquelle les protagonistes participeront si cela se présente et nous espérons que ce soit le cas pour le 28 avril, nous lançons cette recommandation et c'est "ultime" : Ne revenez pas à Madagascar sans résultat consensuel et légitime.

C'est-à-dire une Convention claire et démocratique pour une Transition consensuelle et inclusive (qui fera office de constitution et qui servira de base légale et constitutionnelle à la mise en place de tout mécanisme institutionnel de la Transition (comme la CENI, ect.) ainsi que l'édification d'un nouveau code électoral).

Que la justice et paix sociale soient !

 

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