Madagascar : Là où le dialogue ne prend plus!

Publié le par La Rédac'

Durant plusieurs mois, à travers les articles de notre blog, l'AMPDHP n'a cessé de prôner le dialogue, a prévenu la désunion, la menace de la guerre civile, la dégradation de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits et libertés fondamentaux.

L'AMPDHP a aussi signifié que la dictature et l'ingérence étrangère sont consacrées dans le pays. Toutefois, elle n'a pas baissé les bras pour autant, notamment quand elle a suggéré qu'un "pouvoir militaire" soit mis en place pour organiser un retour à l'ordre constitutionnel dans un délai de deux mois maximum.

Par le présent billet, l'AMPDHP condamne énergiquement la déplorable bavure des forces armées et de l'ordre du jeudi 20 mai 2010 à Fort-Duchesne (Antananarivo) et qui a entraîné des pertes de vies humaines et des blessures corporelles graves. Ainsi, nous sommes "empathique" aux douleurs des familles et de la Nation tout entière.

Depuis le 23 janvier 2009, l'AMPDHP s'est érigée à condamner toute violence de quelque nature qu'elle soit et d'où qu'elle provienne, elle a toujours prévenu que les droits et libertés fondamentaux doivent être respectés en tous lieux et en toutes circonstances.

Nous profitons de cet article pour réitérer notre proposition sur la mise en place d'un "pouvoir militaire" qui édictera la loi martiale pour "trêve politique" et l'organisation d'un retour à l'ordre constitutionnel par le biais d'une édification par des experts nationaux et ceux des Nations Unies de la nouvelle constitution qui sera soumise à référendum avant les présidentielles.

Nous en profitons aussi pour suggérer aux trois mouvances opposantes de ne pas trop s'accrocher aux accords déjà signés étant donné ce qu'en a fait le "pouvoir de fait" actuel. L'AMPDHP, en connaissance des actes et actions du dictateur et de l'Ingérent étranger, est en mesure de confirmer que le pouvoir de fait actuel jouera le simulacre d'aller à Pretoria II mais continuera sa propre feuille de route en arguant que Pretoria II n'observe pas l'intérêt du peuple malagasy. Aussi est-il plus sage qu'un "pouvoir militaire" remette la situation à plat afin que le peuple puisse redémarrer sous un nouvel ordre constitutionnel que cedit pouvoir aura le devoir de mettre en place.

Nous disons que la solution est un "mal nécessaire" vu la situation du peuple malagasy.

Et que tout dialogue soit sous l'organisation du pouvoir militaire et que ce soit vers un ordre constitutionnel et non autrement, si dialogue doit être. Mais nous soutenons qu'en l'état actuel des choses, le dialogue a le grand risque de favoriser la stratégie de l'ingérent et du pouvoir de fait.

C'est pourquoi nous suggérons ce "mal nécessaire" étant donné que le moment est grave pour le peuple malagasy et l'Unité nationale et, de surcroît, la souveraineté nationale.

Ainsi, nous appelons toutes les forces politiques, de quelque mouvance qu'elles soient, à réclamer l'installation de ce "pouvoir militaire", autrement ce serait une autre dilatoire pour accentuer les méfaits du pouvoir de fait.

L'AMPDHP se pose la question de savoir ce que nous pouvons espérer ou attendre d'un dialogue quand tout esprit de tolérance est absent même devant les souffrances et le deuil des famille des malagasy victimes des affrontements du 20 mai 2010 dernier, surtout quand on pense aux deux poids deux mesures quant à l'honneur (et l'hommage) aux morts.


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