Madagascar : l'ingérence étrangère en marche ?!?

Publié le par La Rédac'

Les obligations conventionnelles relatives aux traités des Droits de l'Homme et humanitaires s'imposent aux Etats parties pour une application de "bonne foi". Cela vis-à-vis de leurs peuples respectifs et face aux Nations-Unies.

Les Nations-Unies s'alignent aux pays parties quant au statut d'obligataire des droits. Leurs appuis se situent dans les services consultatifs et de coopération technique internationale, les aides publiques et humanitaires et, le cas échéant, le rétablissement de la paix. Ces appuis se manifestent suite aux rapports transparents qui présentent les pays parties et/ou faisant suite à des demandes.

Bien que l'application et la mise en oeuvre des traités relatifs aux droits de l'homme et humanitaires ne sont que par "bonne foi", quand leur violation est visiblement grave et que les actes et actions de l'Etat mettent en danger les droits de l'homme et du peuple dans leur ensemble, des mesures de coercition sont prises au niveau régional comme au niveau international.

Ces mesures peuvent être d'ordre économique et, le cas échéant, d'ordre militaire. Pour ce dernier cas, l'intervention se limite à la sécurisation de la population et le maintien de la paix, et l'embargo se situe dans l'imposition et l'échange des techniques militaires notamment les différentes armes. Dans les deux cas, les interventions étrangères et internationales dans le domaine social et humanitaire se trouvent très accrues et sous diverses formes. C'est ce qu'on peut appeler "ingérence humanitaire".

Le peuple doit être très vigilant quand cette intervention vient du côté bilatéral (un Etat en coopération ou en partenariat avec l'Etat aidé).

Pourquoi la vigilance ? Parce que c'est la voie la plus ouverte pour accéder à d'autres formes d'ingérence (commerciale, économique, politique culturelle, politique générale de l'Etat, etc.). Hormis l'ingérence humanitaire, les autres formes apparaissent et sont concrètes quand certains pays (Etats) ne condamnent pas ou encouragent un pouvoir de fait dans ses démarches unilatérales et dictatoriales.

L'AMPDHP pose les questions :

- Quel genre de pouvoir dirige Madagascar ?
- L'ingérence étrangère est-elle en marche ? La guerre civile est-elle imminente ?

L'AMPDHP pose aussi les questions suivantes aux ecclésiastiques chrétiens :

- Etes-vous conciliants ? réconciliateurs ? tolérants ?

- Avez-vous bien observé ce qu'a dit le Christ dans l'évangile de Mathieu, Chapitre 5, versets 22 à 25 et 43 à 48 ?

- Enfin, êtes-vous pour une véritable réconciliation nationale ? Si oui, par quelle approche ? Si non, en qui croyez-vous ? En qui respose votre foi ?

Au pouvoir de fait actuel : n'y a-t-il pas d'ingérence étrangère dans ce que vous entreprenez actuellement ? Est-ce vraiment dans l'intérêt supérieur de la Nation ? Vers quelle genre de République est dirigé Madagascar ?


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