Madagascar : L'illogisme de la Dictature continue à fouler aux pieds les Droits de l'homme et du peuple

Publié le par La Rédac'

A travers ses précédents articles, l'AMPDHP a martelé que l'ingérence étrangère est active, la dictature étant. En conséquence, les droits et libertés fondamentaux de l'homme et du peuple enterrés.

En affirmant de tels faits, l'AMPDHP n'a pas allégué sans preuves ni démonstration technique et juridique.

Dans le présent article, nous allons exposer que le pouvoir de fait actuel n'a cessé d'accomplir des actes illogiques jusqu'à présent.

D'abord, nous entendons par "Pouvoir actuel" la HAT, son gouvernement et la HCC, car ce sont les seules institutions (si on peut les appeler ainsi ou si les visiteurs peuvent les identifier en tant que telles par nous, défenseurs des droits de l'homme, on vient de les dénommer autrement dans notre dernier billet)

Pourquoi cette parenthèse ? Parce que cette structure gouvernante ne fait que persister à agir au détriment de la vie économique, sociale et culturelle, faisant abstraction de toute éthique ainsi que la dignité humaine, celles qui valorisent et rendent effectifs les droits et libertés de l'homme.

Revenons à l'exposé sur l'illogisme du pouvoir actuel.

Cet illogisme fut usée depuis le 17 mars 2009 par deux entités :
1/ Directoire et HCC. Pourquoi ?
- Directoire institué légalement (pouvoir d'ordonnance du Président de la République) qui transfère le pouvoir à un homme fort de la rue ;
- La HCC, qui constate la vacance institutionnelle, ne plébiscite pas le Directoire mais consacre l'homme fort de la rue comme président de la HAT avec fonctions de Chef de l'Etat et du président de la république.

2/ le pouvoir de fait, ayant son président reconnu par le monde entier et la communauté internationale grâce aux actes de Maputo et d'Addis-Abeba, abroge par voie d'ordonnance lesdits actes et partant la reconnaissance internationale. On dirait qu'il se sent mieux dans la peau d'un homme fort de la rue que dans celle d'un Homme d'Etat accepté du monde entier. Est-ce logique ?

3/ Pire, l'ex-président du Directoire qui a transféré son pouvoir à l'homme fort de la rue (qui a choisi de le rester) accepte d'être Ministre chargé de la diplomatie dudit Homme fort de la rue. Est-ce logique ?

Ledit ministre témoigne avec conviction que l'acte qu'a fait l'ancien président de la république est un putsch ou plutôt un auto-putsch, tout en alléguant que celui qu'il a fait, le 17 mars 2009, n'est pas un putsch. Est-ce logique ?

4/ Pour comble, le 25/02/10, le Président de la HAT, pour faire valoir la soi-disant souveraineté nationale qui lui est, paraît-il chère, a mis en exergue le Droit du peuple à l'autodétermination qui, nous le savons tous, est du domaine du droit international, donc relève du contrôle international, celui-là même qu'il vient de renier par voie d'ordonnance. Est-ce logique ?

Enfin, par le présent article, l'AMPDHP, en tant que défenseur des droits de l'homme, exprime son indignation face au fait que les politiciens malagasy font et continuent de faire leurs surenchères sur de tels "illogismes".

Nous continuons d'être vivement préoccupés par le cas du peuple malagasy quant à ses droits et libertés et se demande : Quand est-ce que les politiciens adopteront la logique politique ?

Nous demandons à nos visiteurs s'il est logique de demander aux mouvances, que l'on persiste à renier, d'organiser ensemble une conférence. N'est-ce pas de l'hypocrisie flagrante ?

Ne sommes-nous pas en train de confondre l'autodétermination à l'AUTOEXCLUSION ?


N.B : le droit du peuple à l'autodétermination est disposé à l'article premier des deux pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme et constitue le 3ème principe fondateur des Nations Unies.


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