Madagascar : Elargissement des Institutions de la Transition :

Publié le par La Rédac'

Pour la chaise pour pour l'Ethique de la Démocratie participative ?

 

 

Lors de la Conférence de presse que l'AMPDHP a organisé le 22/09/2011 (voir Gazetiko, L'Express, La Vérité et Vaovao An-Tsary TVM du 23/09/11), des remerciements ont été adressés aux politiciens malagasy et aux différents médiateurs pour avoir abouti à la signature d'une "Feuille de Route" de sortie de crise à Madagascar.

Pourquoi des remerciements ?

Tout simplement parce que cet aboutissement est, aux dires des Acteurs politiques, le fruit de leur conscience pour l'intérêt supérieur de la Nation et, bien sûr, pour que kes citoyens exercent et acquièrent leurs droits et libertés fondamentaux.

Mais au vu du Paragraphe 7 de la Feuille de Route qui est réputée être le "produit" d'un dialogue Malgacho-Malgache, "l'élargissement s'entend respect de la provenance politique, de l'équilibre régional, représentation de genre et partage équitable entre les acteurs politiques signataires." L'AMPDHP affirme que c'est largement numérique.

Si le Paragraphe 5 stipule une violation des droits politiques et civils, le Paragraphe 7 sera mis en oeuvre par l'instauration des Institutions budgetivores au détriment des droits économiques, sociaux et culturels de la population malagasy.

La question se pose : Est-ce vraiment pour l'intérêt supérieur de la Nation que l'on élargit les Institutions ?

Si on entend par élargissement, un élargissement purement numérique tel qu'on le pressent selon le paragraphe 7 de la Feuille de Route et non une ouverture de cesdites Institutions à toutes les parties prenantes sans augmentation numérique des membres MAIS restructuration.

Une attention particulière doit être portée concernant la CENI : cette institution ne peut être le garant de la tenue d'élections fiables dont les résultats seront incontestables que si elle est effectivement d'une "neutralité absolue" dans ses actions. Or, l'expérience montre que : (voir exemple de la Côte D'Ivoire)
* l'inclusivité n'est en rien synonyme de neutralité ;

* l'organe octroyant le budget nécessaire à cette Institution (en l'occurrence l'Etat) a une mauvaise tendance à imposer certaines directives "soi-disant techniques" à l'utilisation de ce budget.

L'AMPDHP se pose la question : faut-il procéder à un élargissement de la CENI et non à une refonte totale de celle-ci sans participation des entités signataires de la Feuille de Route ? (certaines dérives ont déjà été notées lors de l'organisation du référendum constitutionnel en particulier lors des actions de sensibilisation dans tout le pays, conjointement par les membres du gouvernement de la transition et ceux de la CENI!!)

Est-ce là une neutralité ??

Est-ce aussi une indépendance ??

Où est l'autonomie ??

 

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