Les manifestations de la dictature à Madagascar

Publié le par La Rédac'

A travers les précédents articles, l'AMPDHP a toujours démontré que les actes de la dictature tendent de fait à la destruction des droits et libertés fondamentaux de l'homme, encouragent et favorisent l'ingérence étrangère.

Les initiatives et actions unilatérales et personnelles du dictateur n'ont d'effets que la rupture des principes constitutionnels et l'effacement de l'Etat de droit. Sur les décisions qu'il prend, le dictateur affirme toujours que lesdites décisions ont été prises d'après mûres réflexions, arrêtées avec sagesse et pour l'intérêt de la nation. Ce dictateur a toujours son peuple ou sa majorité (imaginaire bien entendu) auprès duquel il dit avoir pris avis et conseils avant d'agir.

En ces temps de mondialisation, le dictateur, avant d'agir vers son objectif (le pouvoir), érige une organisation de la société civile laquelle est bien modelée pour présenter des subtilités qui charment la population et les partis politiques loupeurs suite à des mauvaises idées.

Pour Madagascar, l'AMPDHP peut affirmer que, suite à l'approche exécutée d'une manière très subtile et charmeuse, même la communauté internationale hésite sur les résolutions à prendre. Demanderiez-vous pourquoi ? Parce que la société civile citée plus haut s'est proliférée sur tout le territoire national et constitue des peuplades couvrant chaque région de l'île et qui s'érigent en forces politiques subjectivement partisanes, allant jusqu'à être des clubs de fans.

Alors la communauté internationale est contrainte à la conscience humanitaire et balbutie sur les résolutions.

Pourquoi la société civile semble-t-elle faire avec ?

D'abord parce qu'un des leaders est au sommet du pouvoir de facto et ensuite parce que la société civile en général ne s'est jamais frayée un chemin adéquat à ses rôles et missions. Elle a failli dans beaucoup de ses actions.

Et les politiciens et leurs partis ?

Spéculateurs comme ils sont, ce n'est pas étonnant. D'ailleurs, nous l'avions dit plus haut, ils sont charmés par la subtilité de l'association qu'ils ont adoptée comme leur substitut pour fronder le régime du Président Ravalomanana.

De toute manière, ils craignent les arrestations, les détentions sans formes de procès, les exactions, les délations et les abus de pouvoir qui ne sont autres que la manifestation de la dictature.

Gare à la société sans loi.


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