Les droits de l'homme et la fraternité

Publié le par La Rédac'

En ce début d'année 2010, l'AMPDHP voudrait faire savoir aux visiteurs de ce blog si la fraternité confère à la réalisation des droits et libertés fondamentaux de l'homme. Mais avant cela nous voulons préciser que les droits sont d'abord naturels avant d'être juridiques, c'est-à-dire avant de se doter des principes et règles. Cette naturalité est démontrée par leur inhérence à l'être humain, leur inaliénabilité, leur indissociabilité et leur universalité.

Si l'on en croit la Création, l'homme a été créé à partir de l'argile à laquelle le Créateur a doté d'un souffle de vie capable d'animer et de mouvoir. La femme a été créée à partir du corps de l'homme mais à laquelle Il a aussi doté un souffle de vie identique à celui doté à l'homme.

C'est là qu'a commencé l'égalité de l'homme et de la femme : égalité en droit à la vie. Dans la Génèse Chapitre 2 Verset 26, le Créateur dit : "Allons créer l'homme à notre image". Et Il créa l'homme et la femme à son image. D'où l'égalité dans l'intégrité physique et morale.
Le Créateur n'en resta pas là pour leur doter les mêmes droits, Il les habita dans le même jardin pour que le couple jouisse des mêmes délices qui contribuent à la dignité et au bien-être de chacun, sur le même pied d'égalité.

Toutefois, le Créateur signifia au couple les fruits du bien et celui du mal, mais lui laisse la même liberté d'apprécier et de choisir. D'où le libre arbitre ou les mêmes droits à la liberté : égalité en libertés. Le jardin d'Eden leur faisait jouir des mêmes droits économiques et sociaux : Egalité en droits économiques et sociaux.

De cette façon, nous avons démontré que l'égalité en droits et en libertés ainsi qu'en dignité est naturellement doté à l'homme et à la femme, sans discrimination aucune.

La juridicité des droits de l'homme réside dans les principes et règles de relations pour la concrétisation de la jouissance et l'exercice.

L'Etat est conventionnellement engagé pour l'effectivité de l'application de ces principes et règles. En effet, l'une des définitions des droits de l'homme se résume comme suit : les droits de l'homme sont des principes et règles de relations entre les individus, et entre l'Etat et l'individu.

Mais la définition fondamentale est : les droits de l'homme sont un pouvoir que possède tout individu pour s'opposer à tout abus.

Maintenant, démontrons que c'est un pouvoir naturel et qu'il faut un régime de droit pour le respect de ce pouvoir.

Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, en son 3ème paragraphe : "Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression"

Le premier article de la DUDH proclame : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."

Toute action pour l'effectivité des Droits de l'Homme doit être faite dans l'esprit de fraternité. La fraternité ne peut s'exprimer sans respect mutuel, sans tolérance, sans équité et égalité. La fraternité est renforcée par le dialogue, le consensus et le souci de l'intérêt commun.

Toutefois, bien que les droits de l'homme soient universels, dans le domaine culturel les spécificités culturelles des pays sont respectées si elles ne s'appliquent pas à l'encontre des autres droits.

Pour clore cet article, l'AMPDHP pose les questions suivantes :

1/ Si nous nous identifions comme étant des croyants chrétiens ou autres, pourquoi n'arrivons-nous pas à appliquer et vivre les préceptes d'amour sinon de tolérance, ou tout au moins de la part de ceux qui se targuent d'être nos dirigeants ou d'être des hommes d'Etat mais non des hommes de pouvoir ?

2/ Ne savons-nous pas que cette valeur de tolérance nous appartient, à nous malagasy ? culturellement (TENIERANA) ? Pourquoi ne pouvons-nous pas y revenir ?

3/ Pourquoi les politiciens et décideurs rompent le dialogue qui renforce la fraternité par laquelle les droits de chacun et de tous sont réalisés et respectés ?

4/ Pourquoi certains se disent avoir de l'amour mais refusent la tolérance ?



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