Les Accords de Maputo, d'Addis-Abeba et la Société Civile

Publié le par La Rédac'

Depuis la démocratisation de la société malgache dans les années 90, la Société Civile de Magadascar n'a pu occuper une place prépondérante pour mettre en relief son identité de contrepoids.

En effet, la structuration et l'organisation de la société civile malagasy a toujours été l'objet de déploiement de beaucoup d'efforts et de moyens au niveau national comme au niveau de la coopération internationale. Mais les impacts de ces efforts et moyens restent jusqu'à présent aléatoires.

Ainsi, la société civile, après s'être organisée, s'érige toujours en contre-pouvoir mais non en interface entre l'individu et l'Etat. Si bien que la moindre critique et/ou interpellation de sa part est toujours prise par le Pouvoir et l'Administration pour une opinion d'opposant.

Son rôle d'éducateur des citoyens est ainsi réduit en polémiques. Les entités de la société civile qui n'arrivent pas à s'imposer dans ce qu'elles veulent comme objectifs furent les syndicats malagasy dans les années 70 et 80.

Parce que la société civile est actuellement dans sa versatilité maximale, il nous est pertinent de redéfinir le rôle et les missions de celle-ci. Mais d'abord, les questions suivantes s'imposent au sujet des Accords de Maputo et d'Addis-Abeba :

- Pourquoi impose-t-on toujours des dates butoirs à la société civile pour le Conseil Economique et Social (C.E.S) alors que les politiques n'arrivent pas à aplanir eux-mêmes leurs différends ?

- Pourquoi la société civile se réunit-elle en ordre dispersé pour composer les membres du C.E.S ?

- Pourquoi l'acte additionnel d'Addis-Abeba donne-t-il droit aux mouvances de nommer des membres composant le C.E.S ?

- Pourquoi n'a-t-on pas donné de quota à la société civile pour composer le Conseil National pour la Réconciliation (CNR) ?



Ces questions resteront en suspens tant qu'on n'arrivera pas à définir ce qu'est véritablement la société civile.

A cette définition donc, voici la vision de l'AMPDHP, défenseur des Droits de l'Homme.

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gasy 13/12/2009 22:43


le CNR risque de devenir un instrument politique de règlements de comptes entre mouvances (ou plus tard, entre le gouvernement et l'opposition) si la société civile n'y est pas en tant qu'entité
non partisane.
je pense même que le CNR ne devrait être composé que de membres de la société civile!