Le pouvoir militaire à Madagascar : un mal nécessaire si...

Publié le par La Rédac'

La situation dans laquelle se trouve Madagascar est une situation inacceptable dans la mesure où les politiciens ne font que des surenchères sur leurs positions et intérêts partisans respectifs.

Les forces armées, bien qu'habituellement appelées "La Grande Muette", se trouvent actuellement dans la situation d'une "Pie Bavarde", peut-être aussi pour des intérêts inavoués ?

Quoi qu'il en soit, Madagascar doit sortir de cette impasse voulue par les uns et suffocante pour le peuple. Des tentatives ont été essayées sans succès, des solutions sont proposées sans être prises en considération. L'impasse reste entière sinon pire.

Nul n'est sans connaître que dans une démocratie, un gouvernement mixte (militaro-civil) n'a pas son sens institutionnel car aucun principe démocratique ne permet un tel système. D'ailleurs, pour quel objectif ?

La conjoncture ne permet pas non plus qu'un pouvoir de fait érigé sans loi fondamentale continue et persiste à fouler aux pieds l'éthique de la Gouvernance, l'Etat de droit et les droits et libertés fondamentaux de l'homme.

Si l'on se réfère à l'adage "Aux grands maux, les grands remèdes", il faut choisir un mal nécessaire : le pouvoir militaire, qui édictera une "loi martiale" pendant au maximum deux (2) mois pendant lesquels s'organiseront l'élaboration d'un projet de Constitution de la IVème République (par des experts nationaux majoritaires et ceux des Nations Unies MAIS NON par une conférence nationale) et l'élection présidentielle, et que le Président de la République élu organisera le référendum constitutionnel et les différentes élections.

Mais nous insistons à dire que c'est un mal pour la Démocratie et les droits de l'homme mais nécessaire pour Madagascar vu la situation dans laquelle son peuple se trouve actuellement.

Toujours est-il que la période militaire ne doit en aucun cas dépasser les deux mois et qu'aucun des dirigeants militaires ne doit prétendre à quelconque poste électif.

Cette solution que propose l'AMPDHP peut être adoptée si on accepte qu'un "mal peut être nécessaire dans les conditions où la situation l'exige". MAIS sous toutes réserves !

Dernière précision : nous jugeons qu'à défaut d'une convention consensuelle et inclusive c'est la seule solution qui, du moins, a sa légalité, et par conséquent, susceptible, sinon reconnue, du moins acceptée par la Communauté internationale dont la contribution pour l'organisation des échéances électorales ultérieures reste indispensable.


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