La guerre civile au seuil de la porte

Publié le par La Rédac'


Le pouvoir de transition est mis en place pour assurer la continuité de l'Etat, notamment pour honorer les obligations conventionnelles comme la mise en oeuvre de la Charte Internationale des Droits de l'Homme en tant que droit positif malagasy.

L'article 12 du Pacte International relatif aux droits civils et politique stipule, dans son paragraphe 2, que : "Toute personne est libre de quitter n'importe quel pays, y compris le sien" ; et dans son paragraphe 4 : "Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays".

L'article 14 paragraphe 2 dispose que : "Toute personne accusée d'une infraction pénale est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie".

L'article 19 paragraphe 2 stipule : "Toute personne a droit à la liberté d'expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix".

L'article 30 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et l'article 5 commun des deux Pactes relatifs aux Droits de l'Homme stipulent : "Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés."

Par le présent Bulletin d'Actions et Conseils en Droits Humains, l'AMPDHP pose les questions suivantes :

- Quand furent légalement établies les infractions pénales commises par les personnes se trouvant en Afrique du Sud et qui appartiennent aux 3 mouvances politiques (Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy) ?

- En vertu de quel droit (et pouvoir) s'arroge-t-on de les priver d'entrer dans leur propre pays ?

L'AMPDHP pose ces questions parce qu'au vu des comportements, des agissements, des lobbying, des déclarations d'appui et de condamnation, la GUERRE CIVILE est au seuil de la porte de tout citoyen malagasy.

L'AMPDHP :
- appelle à la retenue ;
- exige le dialogue et que les Forces Armées soient sincères face au peuple malagasy quand elles sortent de leur mutisme !


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J-P 17/12/2009 20:09


je pense que dans ce contexte : sincérité = objectivité. Les forces armées se doivent d'être objectives. Ce qui veut dire "ne pas prendre partie", mais dire ce qui est, sans esprit partisan (pour
reprendre l'expression du blog)


Hary 17/12/2009 05:51


Sincérité des Forces Armées??? Comment savoir???