L'assassinat des droits de l'homme et du peuple à Madagascar

Publié le par La Rédac'

L'AMPDHP, en tant que Défenseur des droits de l'homme, constate avec une sérieuse préoccupation que les parties protagonistes sur la situation actuelle à Madagascar gardent leurs positions respectives malgré l'accentuation de la crise sociale malagasy.

En effet, en gardant leurs positions actuelles, les deux mouvances (i.e les 3 mouvances # la mouvance Rajoelina) ne font que déroger de fait :
- les libertés de circuler, de réunion, d'expression, de presse ;
- le droit à l'information ;
- le droit au travail ;
- le droit à un procès équitable ;
- l'existence d'une justice impartiale ;
- le droit du peuple à la souveraineté et à l'autodétermination.

Le fait des politiciens érode le conformisme et la force de la discipline au sein des forces armées et de la police.

La corruption activé exercée au sein de ces forces les fait agir a contrario de leurs missions principales, c'est-à-dire à s'arroger le pouvoir de déroger tous les droits et libertés fondamentaux et, très grave, le droit à la sécurité de la personne, à l'intégrité physique et morale, le droit à la vie.

La corruption au sein des forces armées et de la police contribue à favoriser la guerre civile, l'ingérence étrangère, donc à la nuisance de la souveraineté de Madagascar et partant la dissécation de l'unité nationale.

En l'état actuel de la situation malagasy, l'AMPDHP pose la question suivante : à ce rythme, la démocratie, l'état de droit, les droits de l'homme et du peuple ne vont-ils pas inéxorablement vers leur enterrement ?

L'AMPDHP réitère son appel à la retenue et au dialogue des parties. Elle renforce sa proposition sur l'adoption du Collectif des Sages nationaux pour conduire la Transition à Madagascar.
Aussi, elle recommande expressément la Communauté Internationale et l'Union Africaine de prendre acte de ladite proposition avant le 06/01/2010.




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