L'AMPDHP face à ses responsabilités de "Défenseur des Droits de l'Homme"

Publié le par La Rédac'

Avons-nous la volonté de faire respecter les droits de l'homme?

 

 

L'Action Malagasy pour la Promotion et la Protection des Droits de l'Homme et du Peuple, AMPDHP, Défenseur des droits de l'homme, adresse ses remerciements :

* aux médiateurs tant nationaux qu'internationaux qui ont mené avec persévérance le travail de mise en route d'un système transitoire de résolution de la CRISE MALAGASY et qui mènera le pays vers une Nouvelle République après des élections libres, justes et transparentes donc, acceptées par tous.

* aux acteurs politiques qui, directement ou indirectement, ont entraîné le peuple malagasy dans une crise politique, économique, sociale et culturelle jamais vécue mais qui, heureusement, reconnaissant leur reponsabilité coupable vis-à-vis des droits et libertés fondamentaux, ont signé la "Feuille de route" qui, en majeure partie, ouvre la voie vers la Démocratie participative, la sérénité politique, la consensualité et l'inclusivité dans la gestion du pays.

L'AMPDHP espère l'application effective de ladite "Feuille de route" par le pouvoir de Transition.

L'organisation regrette toutefois que ceux qui ont promis de mener le Peuple vers une gouvernance digne de celui-ci, ont oublié que les libertés et droits fondamentaux doivent être respectés en tout temps et en toutes circonstances - l'appel au respect des libertés et droits fondamentau lancé par l'AMPDHP le 23 janvier 2009 - et paru dans la "Gazette de la Grande Ile" le 26 janvier 2009.

En effet, la crise malagasy, qui s'est accentuée à partir du 17 janvier 2009 (date de l'inauguration de la place de la démocratie par le Maire d'Antananarivo d'alors) jusqu'à présent, s'exprime par des violations graves des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, engendrant une misère inqualifiable et qui sévit sur l'ensemble de la population.

Constatant ce qui précède, l'AMPDHP compte contribuer à la résolution de la pauvreté en tant que "Défenseur des Droits de l'Homme".

Ainsi, elle tiendra compte des recommandations émises par le Conseil des Droits de l'Homme lors de sa Quatorzième session de l'Examen Périodique Universel (EPU) de Février 2010 pour Madagascar, notamment :

1/ Défenseurs des Droits de l'Homme
paragraphes 57 et 58
L'AMPDHP s'assignera de diffuser et expliquer le contenu de la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l'Homme tout en élaborant un code de conduite pour les Défenseurs des Droits de l'Homme.

2/ Plaidoyer pour la mise en place effective des institutions de promotion et de protection des droits de l'homme.
paragraphes 16,17,18,19 et 20
*Installation des membres du Conseil National des Droits Humains (loi 2008)

*Recentrage des attributions et interventions du Médiateur qui a déjà été installé.

*Mise en place d'un mécanisme public pour le contrôle de l'application des droits de la femme et de l'enfant - paragraphes 19, 20, 25, 26, 27, 37 à 43

3/ La sensibilisation du public sur la définition et le rôle de l'Obligataire des droits dans l'application des droits de l'homme.
Paragraphes 48 à 53
*Identification par l'information des obligataires des droits.

4/ paragraphes 32 et 33 des recommandations appuyées et paragraphe 13 sur les recommandations réservées.
*Campagne de lutte contre les arrestations illégales, arbitraires, l'usage abusif de la force et l'utilisation des armes à feu par la force de l'ordre ne respectant pas des normes internationales des droits de l'homme sur l'usage de la force et l'utilisation des armes à feu.

*Plaidoyer pour une formation continue des agents de la Force de l'Ordre et des Forces armées sur leurs comportements dans le respect des Droits de l'Homme.

5/ Campagne de dissuasion d'édification et d'adoption d'une espèce de loi locale, les Dina, qui régit les relations et la sécurité de la population de la localité et dont l'existence semble être encouragée par l'Administration pour combler son absence.

De fait, l'existence de ces règles locales engendre la justice populaire, les exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires, mettant la population sans administration donc livrée à elle-même.

L'existence des "dina" démet l'Administration de ses fonctions de protecteur et d'obligataire des droits, favorise la mise en place d'une justice parallèle, obligeant ainsi la population à l'auto-défense.

6/ Campagne de lutte contre les exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires en effectuant des ateliers d'information sur les cas d'exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires.

7/ Encouragement et plaidoyer pour la ratification des différents protocoles relatifs aux traités des droits de l'homme, abolition de la torture - Pacte International sur les Droits Economiques, sociaux et culturels, Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

8/ Paragraphes 3, 44 à 47 : Encouragement et plaidoyer pour la ratification et la mise en oeuvre de la Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et les membres de leur famille ainsi que la ratification du Protocole de la Convention de Palerme sur la traite des personnes en particulier les femmes et les enfants, en insistant sur le retour au pays des travailleurs migrants au Liban et en Jordanie.

Aussi, nous établirons incessamment un programme à court, moyen et long terme pour réaliser la mission que nous nous sommes assignés en tant que "Défenseur des Droits de l'Homme".

Antananarivo, 22 Septembre 2011.

 

 

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