Déclaration sur le cas des travailleurs migrants malagasy

Publié le par La Rédac'

en-tete-ampdhp.JPG

Si la date  du 09 Décembre est une journée internationale de lutte contre la corruption , elle est aussi  celle  de l’adoption par l’Assemblé Générale des Nations Unies du Statut des Défenseurs des Droits de l’Homme ( 9 Décembre 1998 , Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’ Homme ). Tandis que le 10 Décembre est la Journée Mondiale des Droits de l’ Homme.

C’est pourquoi l’ AMPDHP en tant que Défenseur des Droits de l’ Homme tient à savoir et faire savoir le  cas de protection des droits des travailleurs migrants.

D’abord, les droits et libertés fondamentaux sont inhérents à tout être humain, ils sont indissociables, inaliénables et universels Ils doivent être respectés en tout temps, en toutes circonstances et partout où se trouve l’individu.

Le Gouvernement est le responsable en premier chef de la mise en œuvre de l’application et de la protection de Droit de l’Homme.

Ainsi , nous posons les questions suivantes sur les cas des malagasy envoyés au Liban et en Egypte :

- Sont -ils envoyés à titre de travailleurs migrants ?
- Sont -ils dans ces pays pour des formes contemporaines d’esclavage ?

Ces questions se posent parce que  Madagascar a ratifié la convention n°97 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) de 1949 dénommée Convention sur les travailleurs migrants le 14 Juin 2001. Par contre le Liban ne figure pas parmi les pays ratificateurs à la date de 26 Novembre 2009. L’Egypte non plus.

L’action Malagasy pour la promotion et la Protection des Droits de l’Homme et du Peuple demande au Gouvernement Malagasy :

Pourquoi a-t-on fait émigrer des milliers des travailleurs en majorité des femmes vers un pays qui n’a pas ratifié la convention n°97 ?

Vu les mauvais traitements et les violences de différentes formes, les pertes de vie que subissent les dits citoyens malagasy. Pourquoi ne pas les rapatrier d’urgence  ? Pourquoi lésiner sur les moyens de rapatriement ? Pourquoi des études cas par cas ? (comme le voudrait la chargée d’affaires de l’Ambassade Malagasy à Paris!) Pourquoi le Ministère du Travail et des lois sociales veut-il prioriser la formalisation des agences clandestines pour le cas d’espèce ? Déjà la mise en place des agences agrées  nous étonne Madagascar a aussi ratifié la Convention de l'ONU sur la criminalité transnationale organisée dite Convention de Palerme et son Protocole pour la prévention la répression de la Traite des personnes en particulier les femmes et les enfants.

• L’A.M.P.D.H.P exige expressément au Gouvernement Malagasy de prendre des mesures d’urgence pour rapatrier les milliers de travailleurs migrants se trouvant sur les territoires Libanais et Egyptiens
• Nous exigeons que des réparations soit faite de manière juste aux familles des victimes.

Rappelons pour mémoire que seule la ratification de la 97 peut garantir les droits et la protection des travailleurs migrants.


Commenter cet article

Peta 12/12/2009 19:59


Ignorer les conventions et les chartes relatives à la protection de ses ressortissants ne fait-il pas montre d'incompétence flagrante de la part du ministère de tutelle et de l'Etat? Si Andry
Rajoelina veut vraiment montrer son patriotisme, il aurait pu toucher , ne serait-ce qu'un mot sur cette regrettable situation!rassurer et éclairer les victimes sur les actions à entreprendre!mais
non,il est trop occupé à dénigrer les autres...


gasy 12/12/2009 01:12


les offres d'emploi pour le Koweit ? à mon avis une diversion pour tenter de nous faire oublier les cas de maltraitance au Liban.

étudier les rapatriements au cas par cas, ce serait considérer que les cas de maltraitance sont "rares". Quand j'entends à la télé qu'il n'y aurait "que" 6 à 10% de cas à problèmes au Liban.. C'est
déjà 6 à 10% de trop.


quant aux réparations pour les familles des victimes, j'ai peu d'espoir qu'elles soient effectives...


ramanantseheno 11/12/2009 07:24


le cas duliban va-t-il se repeter au koweit?
la restriction sur le nombre des agences de placement autorisées et sur celui des travailleurs constitue-t-elle un debut de prise de conscience sur la gravité du problème ou nouvelle tomperie
déguisée?