APPEL SOLENNEL DE L’AMPDHP

Publié le par La Rédac'

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APPEL SOLENNEL DE L’AMPDHP

   

L’Action Malagasy pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme et du Peuple (AMPDHP), en tant que « Défenseur des Droits de l’Homme », a constamment marqué sa présence dans l’observation de la vie du Peuple Malagasy.

Notre blog, http://bacdh.over-blog.com , met en exergue notre position depuis le début de la crise en 2009.

 

Le 23 janvier 2009, un appel au respect des libertés et droits fondamentaux (voir la Gazette de la Grande Ile, parution du 26/01/09) a été lancé à l’endroit des protagonistes et tout auteur de violence. Une condamnation ferme a été émise par l’Organisation suite à la dérive criminelle du 26/01/09.

 

Le 05 février 2009, l’AMPDHP a organisé une conférence de presse au Motel Anosy pour alerter l’opinion publique sur les violations graves des droits de l’homme qui prévalent à Madagascar, et pour inciter la Communauté Internationale à imposer un dialogue entre les deux protagonistes, notamment entre M. Marc Ravalomanana et M. Andry Rajoelina.

 

Condamnant fermement le « massacre » du 07/02/09 à Ambotsirohitra, l’AMPDHP a fait un appel pour qu’une « Commission d’enquête pour l’établissement des faits » soit mise en place pour définir les faits et responsables des événements à partir du 26 janvier 2009 et qui ont engendré les pertes de vies humaines et des biens de la population.

 

L’Acte du 17 mars 2009 a été dénoncé par l’AMPDHP comme un véritable « coup d’Etat » par l’association TGV et consorts, actuellement parti politique. L’AMPDHP s’est toujours refusée d’admettre l’intervention de l’Armée dans les affaires politiques de la Nation.

 

Prônant la démocratie, l’Etat de droit et le Respect des Droits de l’Homme, l’Organisation condamne tout acte et/ou action tendant à la dictature et tout dictateur (voir http://badch.over-blog.com)

 

Prôner la Démocratie, l’Etat de droit, promouvoir et défendre les Droits de l’Homme signifient : favoriser et encourager le « Dialogue » contre toute forme de conflit.

 

Le 29 mai 2009, par le biais de son Secrétaire Général, l’AMPDHP est intervenue à la Radio Nationale Malagasy (journal parlé de 19h) pour exhorter les trois anciens chefs d’Etat et M. Andry Rajoelina d’engager un dialogue à quatre pour aboutir à un accord sur la mise en place d’une Transition qui conduit à la Réconciliation Nationale et le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Sans prétention aucune, l’Organisation s’est réjouie que les « Accords politiques » de Maputo et Addis-Abeba se faisaient entre quatre mouvances ayant respectivement comme chefs de file : M. Albert Zafy, M. Didier Ratsiraka, M. Marc Ravalomanana et M. Andry Rajoelina.

 

Après l’échec des Accords de Maputo et Addis-Abeba, l’AMPDHP a signalé dans son blog, l’instauration de la Dictature dans le pays (Proclamation par M. Andry Rajoelina du calendrier des élections et la mise en place future d’un Régime semi-parlementaire).

 

Pour parer à l’unilatéralisme du Régime Rajoelina, la SADC a fait adopter la « Feuille de Route » d’une Transition consensuelle et inclusive, mettant en place un Gouvernement d’Union Nationale. La non-application effective de la « Feuille de Route » favorise l’unilatéralisme pratiqué par le camp Rajoelina et accentue la « Crise Malagasy ».

 

Le soi-disant phénomène « Dahalo » dans le Sud de l’Île marque encore une fois l’échec de la « Feuille de Route » et le « non effet du dialogue des deux protagonistes » aux Seychelles.

 

Par contre, la situation qui prévaut dans le Sud encourage la concrétisation par le Camp Rajoelina de la Dictature et son instauration effective, que l’Organisation a déjà eu l’occasion de dénoncer au tout début de cette crise en 2009. Pour preuve, la mise en place de 600 hommes supplémentaires pour renforcer la Garde Présidentielle, et la préparation d’une répression massive dans la partie Sud de Madagascar.

 

Par ailleurs, autres indicateurs, nous ne pouvons que constater et déplorer que le régime actuel se trouve dans l’absolue incapacité de proposer de solution aux diverses revendications sociales, au blocage politique, à la paupérisation générale qui va en s’intensifiant, au supposé banditisme dans le Sud et à l’insécurité, elle aussi générale, etc…, sinon le recours à la force. Une sérieuse préoccupation est sentie par l’Organisation du fait que la situation dans le Sud de l’Île démontre l’affrontement des deux camps armés : d’un côté, le camp Rajoelina, et de l’autre, un camp bien armé et organisé ayant comme façade le phénomène « Dahalo ».

 

Madagascar escalade inexorablement vers un conflit armé interne qui sera assurément une guerre civile.

 

La situation nous oblige à envisager la mise en place d’une structure forte pour aplanir l’état actuel des choses.

 

De tout ce qui précède découle notre appel ci-présent : l’AMPDHP, solennellement, bien qu’au « regret » de par ses convictions de lancer un tel appel, « exhorte » les Forces Armées « Tandroka Aron’ny Vozona » et « Dernier Rempart », à prendre leurs responsabilités historiques de mettre fin à cette situation intolérable généré par ce « pouvoir de fait ». Cela étant, « leur devoir le plus sacré ».

 

Ecrit le 10 septembre 2012,

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