29 mars 2010 à Madagascar : Une mémoire populaire devenue honte

Publié le par La Rédac'

Depuis 63 années, tout malagasy, d'où qu'il soit natif, de quelle tribu qu'il soit, commémore respectueusement la date du 29 mars 1947. Pourquoi ?

L'évènement déclenché à cette date constitue une révolte populaire contre le tyran, la puissance coloniale qui n'était autre que la France. Celle-là même qui est dépositaire propriétaire de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, l'un des fondateurs et parties de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 et de surcroît, fondatrice respectivement de la Société des Nations (SDN) transmutée en Organisation des Nations Unies (ONU) le 24 octobre 1945.

En 1947, la France, qui gouvernait sur tout le territoire de Madagascar en tant que puissance coloniale, ne pouvait, ne peut et ne pourra jamais définir la révolte populaire du 29 mars 1947 en tant que "rebellion". Pourquoi ?

Parce que la France est liée par la Charte des Nations Unies qui fut mise en vigueur avant l'année 1947 et qui ne lui permettait, sous aucun motif, à exécuter la répression massacrante et génocidaire qu'elle a fait subir au peuple malagasy durant vingt (20) mois à partir du 29 mars 1947. Donc, étant donné la Charte des Nations Unies, Madagascar entama, en cette date, par la révolte une lutte patriotique (mais non une rebellion) en quête de son indépendance. Cela, afin de disposer de lui-même dans le droit d'autodétermination dans le concert des nations.

Pourquoi l'AMPDHP définit-elle la date du 29 mars 2010 comme une honte nationale ?

D'abord, nous prions les lecteurs de notre blog de revisiter nos précédents billets dans lesquels nous avons allégué la consécration de la dictature, de l'ingérence étrangère, l'illogisme de la dictature, voire même l'identification de l'Ingérent.

Quel lien dites-vous sur la date citée ?

Car c'est l'une des dates commémoratives malagasy pendant lesquelles le consensus est total et que l'inclusion est nationale. Pourquoi ?

C'est un devoir de mémoire que tout malagasy bien né se l'impose, de quel statut qu'il soit.

C'est la "carte-mère" de l'indépendance, du droit à l'autodétermination de Madagascar, de sa souveraineté ainsi qu'aux droits et libertés de son peuple.

C'est l'une des dates pendant lesquelles l'Unité nationale est dans son intégrité véritable.

Enfin, si nous répertorions les commémorations successives et précédant celle du 29 mars 2010, aucune n'a fait transparaître un cas similaire à cette dernière qui, selon l'AMPDHP, n'est autre que l'EFFET VOULU par tout brouilleur de carte : le DICTATEUR et l'INGERANT.

Nul ne peut s'ériger être le seul redevable officiel de cette mémoire collective et surtout pas un pouvoir de fait antidémocratique.

Pour conclure, l'AMPDHP prie urgemment les protagonistes actuels de rechercher le consensus par tous les moyens à partir de l'exemple de cette page, ô combien consensuelle de l'histoire de notre patrie.


 

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